Le Vestibule : la bibliothèque de vêtements qui invite à consommer autrement



Résumé : Changer de vêtements au gré de ses envies sans pour autant dépenser beaucoup, essayer des nouvelles tendances sans culpabiliser et profiter de la mode tout en gardant une éthique de consommation responsable : Le Vestibule, première « vétithèque » de France, offre une alternative intéressante au consumérisme éphémère.

Imaginez-vous une bibliothèque et remplacez les livres par des vêtements : vous obtenez une vétithèque. Concept populaire, depuis plusieurs années déjà, chez nos voisins suédois, l’idée a fini par faire son chemin jusqu’à chez nous. La première vétithèque française, appelée « Le Vestibule », a ouvert ses portes l’année dernière à Toulouse.

Le principe est aussi simple que celui d’une bibliothèque classique : deux formules d’abonnement mensuel proposent aux clientes d’emprunter non seulement des vêtements de marque, mais aussi des sacs à main, des accessoires et même des bijoux, et ce pour une durée maximale de 15 jours. Pour 30 €, la première formule permet d’emprunter trois pièces parmi une sélection d’articles, autant de fois que souhaité dans le mois, tandis que la deuxième (à 50 €) donne accès à l’ensemble des collections.

Derrière cette boutique alternative qui bouscule les codes et offre à ses clientes un autre regard sur la mode, une jeune entrepreneure toulousaine : Lucie Baros, 26 ans. « L’idée, c’est de permettre aux personnes qui ont des petits budgets d’accéder à plus de choses à moindre coût », explique la gérante du Vestibule. « Sans être dans une démarche purement écologique, il s’agit quand même de changer de mode de consommation pour acheter mieux et pour arrêter d’acheter des choses qu’on ne porte pas ».

Eviter les dépenses inutiles et les armoires qui débordent, tout en continuant à se faire plaisir : Le Vestibule propose à ses clientes de sortir du modèle consumériste de nos sociétés. « Je ne crois pas en la consommation zéro », avoue Lucie Baros, « mais l’idée, c’est quand même de réfléchir à la façon de consommer. On n’est pas obligé d’acheter pour jouir d’un bien : l’emprunt peut constituer une alternative intéressante ».

Pour l’instant exclusivement dédiée à la mode féminine, la vétithèque sera sans doute amenée à proposer, à moyen terme, également des accessoires du dressing masculin. Changer de garde-robe au rythme de ses envies, sans pour autant tomber dans le gaspillage : un concept innovant pour un type de consommation plus responsable.


Fiche de l’entreprise


Le conseil de la créatrice : le plus important dans ce type de projet, c’est d’être bien entouré, autant par des professionnels que par ses proches. On passe forcément par des moments difficiles, au moment même de la création, mais surtout après. C’est très compliqué quand on se retrouve tout seul dans ce genre de situation : le fait d’être soutenu par son entourage et d’avoir des personnes qui croient en vous joue vraiment un rôle essentiel.
Le chiffre : 30 000 € pour le lancement du projet
Le contact : Lucie Baros, contact@levestibule.fr (www.levestibule.fr)

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