MiHotel procède à une 2 levée de fonds pour ses suites connectées

MiHotel, co-fondé en 2013 par deux lyonnaises, Nathalie Grynbaum et Stéphanie Marquez, est positionné sur le segment de l’hôtellerie urbaine de luxe avec la location de suites haut de gamme sans réception. Il s’agit d’un concept hybride à mi-chemin entre l’hôtel 4 étoiles, la chambre d’hôte et l’appartement en ville. Dans ce concept novateur, la technologie occupe une place centrale. Avec un parcours client 100 % digitalisé : une fois que le client a effectué la réservation et le paiement en ligne, il reçoit un code d’accès lui permettant d’entrer dans sa suite. Par ailleurs, une application est en cours de développement et sera proposée aux clients d’ici la fin de l’année dans les suites et sur smartphone afin de piloter la domotique de la suite et d’accéder à différents services (livraison de petit déjeuner, services de conciergerie comme la réservation de restaurants, l’accès à un SPA…). La jeune pousse, qui ne gérait encore que 7 suites début 2017, a procédé à 2 levées de fonds successives en un an : une première levée de 630 000 € au printemps 2017, suivie d’une seconde levée de 2,8 M€ début juin. Celles-ci lui ont permis d’entreprendre plusieurs projets d’envergure sur Lyon depuis un an. D’abord la reprise de l’hôtel particulier Gailleton à l’été 2017 composé de 10 suites dont la mise en service a eu lieu en mars 2018 après quelques semaines de travaux. Puis la reprise du fonds de commerce de la Tour Rose, un des sites emblématiques du Vieux-Lyon, à l’automne 2017. Les travaux de rénovation qui démarrent donneront naissance à 14 suites qui ouvriront début 2019. Pour accroître rapidement son parc, la société mise sur la gestion immobilière et n’est donc propriétaire d’aucun actif immobilier. Le parc géré par MiHotel sur Lyon devrait s’élever à une cinquantaine de suites connectées d’ici le 1er trimestre 2019. MiHotel envisage la duplication du modèle avec un maillage du territoire au travers de 200 suites d’ici 5 ans. Des projets sont notamment à l’étude à Paris et dans d’autres métropoles (Lille, Bordeaux, Nice).

© Les Echos Publishing - 2018